[Challenge février 2017 : Petit mois, petites lectures] Mes avis

Bonjour à tous,

Aujourd’hui on se retrouve pour la suite des avis sur mes lectures de février : des romans de moins de 200 pages ainsi que quelques nouvelles.

Dans cet article, je vous parlerai de :

Pour structurer mes avis, j’ai classé ces livres en plusieurs catégories selon le genre, le titre ou l’auteur de ces récits. La première regroupe des livres dont le titre évoque l’acte de lire, la seconde regroupe deux romans publiés par des auteurs de moins de 25 ans, la troisième regroupe les nouvelles et recueils de nouvelles, la quatrième rassemble les livres de science-fiction (j’ai publié un article ici avec mes avis) et la cinquième des livres ayant pour thème le Japon, qui sera le thème du mois de mars donc vous découvrirez mon avis plus tard.

Dans cet article

Les gens qui lisent
Le vieux qui lisait des romans d’amour de Luis Sepúlveda 💙💙💙
– Les gens heureux lisent et boivent du café d’Agnès Martin-Lugand 😕💛

Les livres publiés par des auteurs de moins de 25 ans
Respire d’Anne-Sophie Brasme 💛💛
Le sculpteur de femmes de Lisa Bresner 😕💛

Les nouvelles et recueils 
Les marieuses de Chimamanda Ngozi Adichie 💚💚💚💚
Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part
d’Anna Gavalda 😕

LÉGENDE

 Pas aimé 😕
 Bof 😕💛
 Pas mal 💛💛
 Bon livre 💙💙💙
 Très bon livre 💚💚💚💚
 Coup de cœur 💜💜💜💜💜

Première partie : Les gens qui lisent

Le vieux qui lisait des romans d’amour, Luis Sepúlveda, 130 pages 💙💙💙

Titre : Le vieux qui lisait des romans d’amour
Auteur : Luis Sepúlveda
Editeur : Métailié
Date de publication originale : 1992 (VO et VF)
Langue originale : espagnol (Chili)
Genre : Contemporain – Nature Writing
Nombre de pages : 130

La bibliothèque de ma mère regorge de pépites, dont la toute première édition française de ce livre, devenu un classique, souvent réédité, que je voulais lire depuis longtemps. C’est donc dans ce roman chilien de 130 pages que je me suis plongée pour entamer le challenge Petit mois, petites lectures.

J’ai créé ce blog en ayant à l’esprit que, de toutes façons, quel que soit le livre que je lirais, j’aurais quelque chose à en dire et je souhaiterai partager mon avis et en discuter avec d’autres lecteurs. Mais quand je repense à ce livre, peu de choses me viennent à l’esprit. Peut-être est-ce parce que j’en avais de trop hautes attentes au vu de la popularité du livre, peut-être est-ce pour une autre raison.

Je dirais simplement que, concernant le thème de l’homme plongé dans l’immensité de la forêt amazonienne, j’ai été bien plus touchée par des récits courts lus pour mes cours d’espagnol (notamment celui portant sur la nouvelle hispano-américaine du XXe siècle). Je pense par exemple à A la deriva de l’uruguayen Horacio Quiroga (traduit par À la dérive et publié dans Contes d’Amour, de folie et de mort), qui raconte la morsure d’un serpent et dont la force de la narration me hante encore dès qu’on évoque la forêt amazonienne.

Dans le roman de Sepúlveda, j’ai beaucoup apprécié l’humour ainsi que le héros et sa façon de raconter sa relation avec les livres et la lecture. Bien que cette passion ne soit pas au centre du récit, elle est évoquée par le titre et c’est cette partie-là du roman qui m’a le plus marquée. Les personnages sont très bien décrits et très attachants, mais toute la partie concernant la relation avec les animaux et la nature ne m’ont pas transcandée comme cela semble être le cas de nombreuses personnes.

Malgré cet avis mitigé dû à de précédentes lectures sur le sujet, je tiens à préciser qu’il s’agit d’un très bon roman !

Extrait :
Il passa toute la saison des pluies à ruminer sa triste condition de lecteur sans livre, se sentant pour la première fois de sa vie assiégé par la bête nommée solitude. Une bête rusée. Guettant le moindre moment d’inattention pour s’approprier sa voix et le condamner à d’interminables conférences sans auditoire.

Les gens heureux lisent et boivent du café, A. Martin-Lugand, 187 pages 😕💛

Titre : Les gens heureux lisent et boivent du café
Auteur : Agnès Martin-Lugand
Editeur : Pocket
Date de publication originale : 2013
Langue originale : français (France)
Genre : Contemporain – Feel good
Nombre de pages : 187

Les gens heureux lisent et boivent du café. Ce titre est poétique, il me parle, il m’appelle. Pour moi, les gens heureux lisent en buvant du thé, mais c’est presque pareil, et le nom du café littéraire tenu par Diane et Félix me plaisait beaucoup. Le roman beaucoup moins. Au-delà du titre, le résumé aussi m’avait aussi intriguée. Je m’attendais à un roman difficile mais plein d’espoir sur le thème du deuil, j’ai trouvé un roman feel good pas déplaisant mais un peu niais.

Vraiment, déconcertant : j’ai la sensation d’avoir été trompée, car le pitch nous annonçait la reconstruction d’une femme ayant perdu son mari et sa fille dans un accident de voiture et le titre nous parlait de lecture de romans. Au final, nous avons une histoire d’amour vue et revue et des personnages stéréotypés.

Le style n’est pas déplaisant, les dialogues sont vivants et le dépaysement est sympathique lorsque l’héroïne décide de s’installer en Irlande, mais globalement ce roman ne m’a pas séduite. Dommage.

PS : Il y a un deuxième tome : La vie est facile, ne t’inquiète pas. Je ne le lirais pas, mais comme ça, vous savez tout.

Extrait :
Ils étaient partis en chahutant dans l’escalier. J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture, au moment où le camion les avait percutés. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux.

 

Deuxième partie : Deux romans écrits et publiés par des auteures de moins de 25 ans

Respire d’Anne-Sophie Brasme, 190 pages 💛💛

Titre : Respire
Auteur : Anne-Sophie Brasme
Editeur : Fayard / Le livre de poche
Date de publication originale : 2001
Langue originale : français (France)
Genre : Contemporain – Thriller psychologique
Publié à : 17 ans
Nombre de pages : 190

J’ai eu envie de lire ce livre après avoir entendu parler du film de Mélanie Laurent. Le sujet m’intéressait beaucoup car il évoque une amitié malsaine et dévastatrice. Sachant qu’il était tiré d’un livre j’ai, comme d’habitude, voulu lire le roman avant de voir le film. Je ne savais pas du tout qu’il avait été écrit par une auteure si jeune : elle avait 17 ans lorsque le livre a été publié.

Pas de véritable suspens dans ce récit qui commence dans une prison : la jeune Charlène y purge sa peine pour avoir tué sa meilleure amie, Sarah. Elle va nous raconter cette relation destructrice et perverse qui va la mener, pendant le début de son adolescence, à perdre sa personnalité au profit de cette jeune fille qui exerce sur elle un incroyable pouvoir de fascination.

Ce qui m’a particulièrement frappée durant cette lecture, c’est l’importance donnée à l’un de nos sens souvent absent des descriptions romanesques : l’odorat. Je n’ai jamais lu un livre qui évoquait autant les odeurs, que ce soit dans l’action, dans les descriptions ou dans les souvenirs. Cet élément est probablement lié au titre, particulièrement bien choisi : au sens propre comme au figuré, il incarnera tous les moments clés du récit, comme un fil rouge qui nous permet de suivre le mal-être de cette adolescente et de lui donner plusieurs niveaux de lecture.

Ce fut une lecture agréable sur le moment, même si j’aurais préféré avoir de plus longues descriptions de la relation entre les deux jeunes filles plutôt qu’une autobiographie racontée par Charlène. Par ailleurs, je remarque de plus en plus souvent que les romans décrivant la vie d’adolescents me touchent moins. Et c’est bien normal : je viens d’avoir 25 ans. Donc j’aurais peut-être mieux profité de ce roman en le lisant il y a 10 ans.

L’histoire est perturbante, donc j’ai hâte de découvrir le film ! (Respire de Mélanie Laurent, 2014, avec Joséphine Japy et Lou de Laâge)

Extrait :
Non, je n’ai rien vu venir. Je suis entrée à nouveau dans le jeu de Sarah. J’ai cru à toutes ses promesses, je me suis laissé rassurer. Je l’ai écoutée me confier ses chagrins, je l’ai prise dans mes bras où elle a pleuré longtemps, et, alors, tout naturellement, je lui ai promis de l’aider du mieux que je pourrais, je l’ai juré au nom de notre amitié. Finalement, elle a réussi à me convaincre que tout était de ma faute. C’était moi l’unique responsable de sa détresse, elle l’avait décidé, je devais plaider coupable. 

Le sculpteur de femmes de Lisa Bresner, 77 pages 😕💛

Titre : Le sculpteur de femmes
Auteur : Lisa Brenser
Editeur : Gallimard / Folio
Date de publication originale : 1992
Langue originale : français (France)
Genre : Contemporain – Conte
Publié à : 21 ans
Nombre de pages : 77

Ce roman est étrange, très étrange. La longueur du récit frôle celle d’une nouvelle. Il nous plonge dans la Chine des années 1670, sur fond de christianisation et de cruauté. Nous découvrons Tianshi, un jeune homme de vingt ans qui, entièrement soumis à sa mère, tue des femmes et sculpte des visages où il dépose les yeux des défuntes. Dans un élan de rébellion, il refusera de tuer la dernière des femmes imposées et nous serons amenés à découvrir les mensonges et les secrets dans lesquels il baigne depuis toujours.

Je dois bien avouer que je n’ai pas tout compris à ce récit et je ne saurais dire pourquoi.
Si vous voulez en savoir plus, je vous invite à regarder cette vidéo dans laquelle l’auteure nous présente le roman dans une mini-fiction qui mêle narrateur et personnage de façon tout aussi intrigante.

Lisa Bresner s’est suicidée en 2007. Elle est l’auteur de nombreux livres pour enfants ainsi que des contes et de courts romans. Son style est très plaisant mais la signification de cette œuvre m’a échappée.

Extrait :
Les fautes sont des fantômes qui hantent notre corps. Elles se gravent dans nos gestes et tambourinent dans nos gorges. Elles vous poursuivent et se couchent avec vous dans la tombe. On n’est jamais coupable d’avoir commis une faute. On est coupable de vivre et de mourir pour elle.

 

Troisième partie : Nouvelles et recueils de nouvelles

Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part d’Anna Gavalda, 156 pages (abandonné) 😕

Titre Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part
Auteur
 : Anna Gavalda
Editeur 
: J’ai lu
Date de publication originale
 : 1999
Langue originale 
: français (France)
Genre 
: Nouvelles – Contemporain
Nombre de pages
 : 156

 

Anna Gavalda a beaucoup fait parler d’elle au début des années 2000, notamment avec son roman Ensemble, c’est tout, sorti en 2004. J’avais vu au cinéma l’adaptation de Je l’aimais (Zabou Breitman, 2009), et depuis toutes ces années, je souhaitais découvrir le style de cette célèbre auteure mais je n’en avais pas encore pris le temps. J’ai donc emprunté à ma sœur ce recueil de nouvelles au titre tendre, mélancolique et poétique, car il fait 157 pages et que j’aime parfois découvrir la plume d’un auteur en lisant ses nouvelles plutôt qu’un roman. Cela me permet rapidement de cerner leur style et leurs intentions, et lire des nouvelles nous amène à découvrir parfois de chouettes petits récits, faciles à lire entre deux romans.

Après avoir lu de la science-fiction, je trouvais également que c’était le moment parfait pour me lancer dans des récits du quotidien, en littérature contemporaine, décrivant la vie banale et les histoires d’amour de personnages qui nous ressemblent.

Malheureusement, dès la première nouvelle, j’ai senti que ce recueil ne me plairait pas. Je me suis quand même accrochée, j’ai persévéré : j’ai lu 3 nouvelles mais j’ai fini par abandonner. J’ai trouvé ces récits sans intérêt, avec un style sans saveur, parfois agaçant avec ces vulgarités inutiles, ses nombreux points d’exclamations et ses parenthèses qui s’adressent directement au lecteur en le prenant de haut. Non, vraiment : déjà qu’on me propose des nouvelles sans chute, alors si en plus le style m’agace et que le récit aux limites du cliché ne m’apporte rien, je vais passer mon chemin et aller lire autre chose.

Extrait :
Combien de fois me suis-je retourné dans la rue, le cœur en vrille parce que j’avais cru apercevoir un bout de silhouette qui… ou une voix que… ou une chevelure comme… ? Combien de fois ? Je croyais que je n’y pensais plus mais il me suffisait d’être un moment seul dans un endroit à peu près calme pour la laisser venir.

Les marieuses de Chimamanda Ngozi Adichie, 34 pages  💚💚💚💚

Titre : Les marieuses, tiré du recueil Autour de ton cou
Auteur : Chimamanda Ngozi Adichie
Editeur : Folio
Date de publication originale : 2010
Langue originale : anglais (Nigéria)
Genre : Nouvelle
Nombre de pages : 34

 

Dans le cadre d’un tout nouveau club de lecture, j’ai été amenée à découvrir Chimamanda Ngozi Adichie en lisant sa conférence intitulée Nous sommes tous des féministes (We should all be feminists en anglais… ça ne veut pas dire la même chose!) publiée dans la collection Folio 2€. Le texte était suivi d’une nouvelle intitulée Les marieuses qui évoque le mariage arrangé et la découverte de la culture américaine par une jeune nigériane exilée de force. Cette nouvelle m’a permis de découvrir la plume romanesque de Chimamanda Ngozi Adichie et j’ai vraiment adoré ! Ce récit nous embarque directement avec lui. On est happés dans l’histoire dès les premiers mots, le style est fluide, il y a des pointes d’humour et les personnages sont décrits de manière très juste et attachante.

 

Tout ceci m’a donné encore plus envie de découvrir son roman Americanah, sorti en poche en 2016 et dont j’ai entendu de nombreux échos très positifs. La nouvelle est tirée du recueil Autour de ton cou qui mérite, je pense, qu’on s’intéresse plus amplement à lui.

 

Extrait :
On ne vous prévenait pas de ce genre de choses, quand on arrangeait votre mariage. Pas un mot sur les ronflements désagréables, pas un mot sur les maisons qui s’avèrent des appartements handicapés de l’ameublement.

 

Quatrième partie : Science-fiction

 

Vous trouverez dans cet article mon avis sur ces 6 romans de science-fiction de moins de 200 pages, dont 3 lus en février 2017.

Avez-vous lu ces livres ?
Quel roman de moins de 200 pages vous a particulièrement marqué ?

A bientôt pour un nouvel article ! 🙂

 

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2 réflexions au sujet de « [Challenge février 2017 : Petit mois, petites lectures] Mes avis »

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