[Avis lecture] Je découvre Stephen King !

Bonjour à tous ! 🙂

Aujourd’hui on inaugure une nouvelle catégorie d’articles qui se centre non pas sur un thème mais sur un auteur. En effet, je me suis rendu compte que je n’avais pas vraiment d’écrivain favori car j’aime tellement découvrir de nouveaux genres et de nouveaux pays que je lis rarement plusieurs livres d’un même auteur (en dehors des séries évidemment). Et c’est bien dommage ! En 2018, j’ai donc décidé de m’autoriser à lire des oeuvres d’écrivains dont j’aime la plume. Depuis le début de l’année, j’ai ainsi redécouvert Philippe Claudel et Aki Shimazaki. Ces nouveaux articles auront donc pour but, soit de vous faire découvrir des auteurs méconnus, soit de vous parler des écrivains que j’aime, soit de vous donner mon ressenti sur les best-sellers de figures emblématiques du paysage littéraire contemporain comme ça sera le cas dans cet article.

Dans cet article :

La ligne verte, Stephen King (1996), 509 pages, 💚💚💚💚
Shining, l’enfant lumière, Stephen King (1977), 572 pages, 💚💚💚💚
(même note globale, mais petite préférence pour le premier)

LÉGENDE

 Pas aimé 😕
 Bof 😕💛
 Pas mal 💛💛
 Bon livre 💙💙💙
 Très bon livre 💚💚💚💚
 Coup de cœur 💜💜💜💜💜

Stephen King et moi

Écrivain archiconnu et extrêmement prolifique originaire du Maine, Stephen King (né en 1947) s’est illustré dans de nombreux genres littéraires : anticipation, fantasy, fantastique, nouvelle, thriller… Mais il est surtout connu pour ses récits d’épouvante et c’est pour cette raison que, malgré son immense succès et sa grand présence dans les rayons SFFF en librairie – ceux que je fréquent le plus -, je n’avais jamais lu de roman de cet auteur. L’horreur n’était pas un genre qui me tentait et Stephen King y était pour moi largement associé, notamment parce que les adaptations cinématographiques les plus connues étaient réputées pour être particulièrement effrayantes (Shining, Carrie au bal du diable, Ca). C’est cependant tout de même grâce au cinéma que j’ai découvert pour la première fois un récit de Stephen King : Les évadés (Frank Darabont, 1994), adapté de la novella « Rita Hayworth et la Rédemption de Shawshank » (du recueil Différentes saisons, 1982). Et j’ai adoré ! Mes proches m’ayant grandement recommandé ses romans, j’ai décidé de commencer par un récit fantastique mais pas horrifique, La ligne verte. Puis, dans le cadre du challenge 12 mois, 12 amis, 12 livres, j’ai découvert l’un de ses titres les plus connus : Shining.

La ligne verte, Stephen King (1996), 509 pages, 💚💚💚💚

Titre : La ligne verte (The Green Mile)
Auteur : Stephen King
Editeur : J’ai lu
Date de publication : 1996 (VO et VF)
Langue originale : anglais (USA)
Nombre de pages : 509
Genre : Roman noir — Fantastique — Roman feuilleton
Prix littéraires : Prix Bram Stoker
Mon avis : Très bon livre, 4/5 💚💚💚💚
Date de lecture : octobre 2017

Dans ce roman-feuilleton d’un réalisme poignant où, peu à peu, fait irruption le fantastique, Stephen King nous plonge au cœur du milieu carcéral : le roman se déroule dans une prison en Louisiane, plus précisément dans le bloc dédié aux condamnés à mort, où trône un revêtement de sol couleur émeraude, la fameuse « ligne verte ».

En plus de la passionnante réflexion sociale qu’il soulève avec justesse (sur la peine de mort en général et sur l’usage de la chaise électrique en particulier), le roman brille par ses personnages. Dès l’instant où on les rencontre, il est impossible de ne pas être séduit par ces héros dont la caractérisation minutieuse est l’un des points forts de King. Principaux comme secondaires, tous sont magnifiquement dépeints avec leurs doutes, leurs désirs, leurs regrets, leur courage, leurs errances et leurs erreurs.

Parallèlement à cela, j’ai tout autant adoré le réalisme des descriptions et des dialogues (on notera d’ailleurs la très bonne traduction) qui donnent un parfait cadre à l’incursion du fantastique : difficile de savoir exactement à quel moment le roman chavire vers le surnaturel, mais il le fait avec brio car on se laisse persuader par la véracité des faits.

Cet attachement aux personnages et cette ambiance ultra-réaliste sont les ingrédients parfaits pour développer notre empathie. On se surprend, dès lors, à espérer ardemment que le dénouement, pourtant annoncé à plusieurs reprises, prenne une autre tournure que l’inévitable et bouleversante fin de ce récit.

S’il s’agit incontestablement d’un roman aussi remarquable qu’émouvant, j’ai trouvé un peu dommage qu’il y ait autant d’annonces de type « il va se passer ça » ou « et ensuite il s’est passé un truc atroce mais attendez 50 pages avant de savoir ». Selon moi, cette préfiguration à outrance diminue justement l’atrocité de ce que l’on découvre finalement, car on a le temps d’imaginer bien pire et/ou de s’y préparer à l’avance. De plus, c’est très répétitif, donc un peu lassant.

Évidemment, il s’agit d’un roman-feuilleton, publié initialement en six épisodes, donc cela induit une grande part de suspens dans la narration – et ce suspens est très bien maîtrisé du début à la fin – mais il faut savoir que ces annonces à répétition sont typiques du style de King.

Pour ce qui est des nombreux rebondissements, j’en avais deviné plusieurs mais d’autres m’ont totalement bluffée. Il faut savoir que ça m’est arrivé plusieurs fois ces derniers temps lors de mes lectures : mes connaissances théoriques en narratologie m’amènent à anticiper le déroulement d’une histoire… lorsque son auteur est un brillant conteur !

En bref, j’ai passé un super moment de lecture et j’ai dévoré les 500 pages à une vitesse folle ! John Caffey et Paul Edgecombe sont véritablement des personnages inoubliables.

Par ailleurs, sachez qu’un mois après avoir terminé ma lecture, j’ai vu le film (Frank Darabont, 1999), et que, si je ne devais en dire qu’une seule chose, je dirai que je n’ai jamais vu une adaptation aussi fidèle au matériau d’origine !

Shining, l’enfant lumière, Stephen King (1977), 572 pages, 💚💚💚💚

Titre : Shining, l’enfant lumière (The Shining)
Auteur : Stephen King
Editeur : J’ai lu
Date de publication : 1977 (VO) – 1979 (VF)
Langue originale : anglais (USA)
Nombre de pages : 572
Genre : Horreur — Fantastique — Huis clos
Mon avis : Très bon livre, 4/5 💚💚💚💚
Date de lecture : mars 2018

Dans le cadre du challenge 12 mois, 12 amis, 12 livres, et en lecture commune avec l’instagrammeuse @lelivrarium, j’ai découvert ce classique de l’horreur datant de 1977. C’était vraiment une sortie de ma zone de confort, d’abord parce qu’il s’agit d’un genre littéraire qui ne m’attire pas a priori mais surtout parce que j’avais peur d’avoir peur (notamment à cause des images et gifs tirés du film devenu culte). Finalement, je suis super contente d’avoir lu ce roman !

Stephen King brille ici encore par la finesse psychologique de ses personnages et par les thèmes réalistes (l’alcoolisme, la famille qui essaye de se reconstruire, la perte d’un emploi) remarquablement abordés en sous-texte de ce récit horrifique et fantastique. King a le don pour qu’on s’attache à ses personnages, avec toutes leurs failles et leurs tourments.

Dans ce huis clos parfaitement orchestré, j’ai adoré la manière dont, peu à peu, de façon subtile et angoissante, on se rend compte que la situation est inexorable. Jusqu’aux dernières pages, King parvient à nous faire espérer de toutes nos forces que n’adviennent pas les événements prédits, tout en gardant une belle part de suspens et de surprises dans ses rebondissements.

Comme la tension qui monte subrepticement à mesure qu’on se rapproche du huis clos, la façon dont la folie s’empare du personnage principal est habilement retranscrite : c’est quasi imperceptible et donc d’autant plus terrorisant. Il y a d’ailleurs des scènes particulièrement marquantes visuellement et l’on comprend aisément comment le roman a pu intéresser des cinéastes.

Quelques longueurs gâchent néanmoins par moment le plaisir de la lecture et j’ai été un peu déçue par le dénouement. C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai hésité à mettre  💙💙💙 et pas 💚💚💚💚 mais je n’en dirai pas plus ici pour éviter de vous gâcher la fin.

À part cela, le roman est hyper prenant, impossible à lâcher, et l’action est très bien menée. Là aussi, j’avais deviné deux des clés de l’intrigue pendant ma lecture mais sinon je ne m’attendais à rien. Je n’avais d’ailleurs même pas pris la peine de lire le synopsis avant de commencer ce livre et je suis contente de l’avoir découvert sans en connaître les grandes lignes. Je me suis laissée emporter, je me suis fait surprendre à de nombreuses reprises, j’ai sursauté plus d’une fois, j’ai ri et pleuré avec les personnages

En bref, je suis super contente d’avoir lu ce roman, parce que j’ai affronté mes peurs, parce que je suis sortie de ma zone de confort, parce que j’ai découvert un genre littéraire que je ne connaissais pas et parce que j’ai passé un excellent moment.

Je recommande ce livre aux amateurs du genre. Pour ma part, je ne suis pas sûre d’avoir encore envie de me faire peur de la sorte. J’apprécie le style de Stephen King, car sa façon de raconter des histoires est inimitable, mais je ne lirai plus de romans d’horreur car ce n’est pas un genre qui me parle. Certains de ses titres me tentent tout de même, dans d’autres genres littéraires, par exemple Marche ou crève et 22/11/63.

J’espère que cet article vous a plu ! 🙂
Alors, avez-vous lu plusieurs romans de Stephen King
ou n’avez vous pas (encore) découvert sa plume ?

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrerEnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

Publicités

5 réflexions au sujet de « [Avis lecture] Je découvre Stephen King ! »

  1. Ping : [Coups de cœur 2017] Rien de tel que de se plonger dans un bon roman | Rien de tel que…

  2. Ping : [Challenge] 12 mois, 12 amis, 12 livres | Rien de tel que…

  3. J’ai vu Shining il y a …. au moins ça !!! … ce qui m’a terrifiée et éloignée de King.
    Je n’imaginais pas qu’il puisse écrire dans d’autres veines et d’autres genres, je l’ai donc très scrupuleusement évité.
    Ton article me donne bien envie de tester « la ligne verte ».
    enirehtac

    Aimé par 1 personne

  4. Ping : [Avis lecture] Enquêtes dans un Paris imaginaire | Rien de tel que…

Rien de tel que de laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s